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Totes les notes tant què ora

cherijye , v. a.

sérancer peigner le chanvre avec l’instrument appelé seryé ,

No fó° » cherijye ó tsénèvó,
il nous faut sérancer le chanvre.

Fig. Tromper, écorcher qqn.

Nó chin ita cherijya e-n-ódre,
nous avons été écorchés comme il faut.

asopri

v. a. dompter , mater , couvrir
Dompter, mater, couvrir.

L’an pochou asopri ó fwa,
ils ont pu se rendre maîtres de l’incendie.

V. r. Se couvrir de nouveau.
Chin kyè l’îta borla ch’asopré pa méi e-n-ódre,
ce [un membre] qui a été brûlé ne se guérit plus comme il faut [la peau ne se renouvelle plus].

A brinwó chou é bréi dé câcoun

A la charge de qqn

Yó vwi pa étré a brįn-wó chou è bréi di j-ātró,
je ne veux pas être en branle sur les bras d’autrui, être à la charge d’autrui.

batecōo , s. m.

Palpitation, battement de cœur, coup au coeur*

Chin rlwi a balą oun batecōo,
cela lui a donné un coup au cœur

chintió dé batecōo,
je sentais des palpitations.

tābló , adj.

Egal en nombre ou en points. Se dit de votants, etc., dont les voix se partagent.

Nó chin tābló,
nous  sommes   égaux  [aux jeux de cartes, quilles, etc.];

nó mąnkyè sën pouën pó être tābló
l nous manque cinq points pour que nous soyons égaux.

ënpaŗą , v. a.

Parer, empêcher.
I pochou ënpaŗą ha éivwe d’eni ba pé ó pra, 
j’ai pu empêcher cette eau de descendre sur le pré;

ënpaŗą ó có° », è có° », 
parer le, les coups.

rąja , (a) loc. adv.

A ras.

È  j’aŗandówé vówon a rąja tera, 

les hirondelles volent au ras du sol;

í tsaré l’a pacha a rąja da morale, 

le char a passé tout près du mur.

Fig. Presque pas assez, presque court de.

Nó chin a rąja dou caféi, 

nous n’avons presque plus de café.

L’afr, a arasé, rempli jusqu’au bord.

 

bagąn-na , s. f.

faribole
L’è pa tó dé fwé chin kyè di, di byin dé bagąn-né,
tout ce qu’il dit n’est pas de foi, il dit force fariboles.

vélè , v. n.

s’efforcer de ,
n’attendre que le moment de * …
È ouįvré vęlon rin kyè d’apelę iną,
les lièvres ne cherchent qu’à monter.

rafòrchye , v. a.

renforcer
Sti cóou n’ën oun grou dzowénó pó rafòrchye
cette fois, nous avons un grand jeune homme comme renfort.

dévèrtóca -cāe , adj.

Décidé, lancé, jovial.
Kyënta dzowéna dévèrtócāe!
quelle jeune fille décidée!

maparlōo, s. m.

maparlōo, s. m.
Qui parle mal.

dér.e frantsémin

parler franchement

frantsemįn, adv.
Franchement.

Pó déŗé frantsemįn,
pour parler franchement.

kerya apréi

parler de qqn, décrier qqn*

che chon fé kerya apréi,

ils ont fait mal parler d’eux

ëntrédóou , adv.

Étr’ëntrédóou,

être indécis, en suspens;

chéi itą grantin ëntrédóou, chaïó pa dé kyën byéi mè veryę,
j’ai été longtemps indécis, je ne savais de quel côté me tourner.

ëntâ vs ëntin

ëntin, adv.
Tôt.

L’è enou troua ëntin,

il est arrivé trop tôt.

ëntā adv.
Tard.

Ne se rencontre que dans le proverbe:
mè m’ëntįn, mè m’ëntā
dé’an a chën Māa
mè ouïó pa.

plante-moi à temps,
plante-moi tard,
avant la St-Marc (25 mars)
je ne me lève pas (se dit des haricots).

Le mot a peut-être été formé comme pendant
à ëntįn qui se dit bien, tandis que
ëntāa ne s’emploie pas dans le langage courant.

ëntindąbló, -bla, adj.

Intelligible.

Parlé pa e-n-ódre: l’è pa prou ëntindąbló,
il ne parle pas comme il faut, on ne le comprend pas assez;

ché l’è nète ëntindąbló pó prédjyé,
celui-là est très intelligible [populaire] dans sa prédication.

tót’â douse

cómin vó va t-e?

– tót’ā douse

comment allez-vous?

– tout à la douce [doucement].

tseŗon (tire pé), loc. adv.

Les uns après les autres.

Oun pou pa ai tôt’a cóou, kyè tir.e pé tseŗon,
on ne peut pas avoir tout à la fois, mais seulement une chose après l’autre.

(tir.e, loc. adv

à la queue leu leu)

ręsca, s. f.

(fèmalen(femenen)! Et pas « reskye »!)

Risque.

L’a pa dé ręsca,
il n’y a pas de risque.

nour.a ou béwa fele

nouŗa, s. f.

.Prov.

Pó aa resta nouŗa, fó° » ai cha bréi, è j-orélé di j-ānó, ó moró di catson, rinkyè ona winvwa; fó° » powį ëndora acheta a cou nou chou oun fromį dé fromyé róché, 

pour aller habiter comme belle-fille [chez les beaux-parents], il faut avoir sept bras, des oreilles d’âne, le groin d’un cochon, une langue seulement; elle doit pouvoir rester assise, le derrière nu, sur un tas de fourmis rousses.

L’expr. aa resta nouŗa a son équivalent à Neuchâtel:

aller gendre se disait d’un mari qui va demeurer chez son beau-père et se nourrit, lui, sa femme et ses enfants, du bien commun, sous la condition d’exercer son industrie pour l’avantage de la maison (Pierreh. s. v. gendre).

A Savièse c’est la belle-fille qui va quelquefois chez les beaux-parents.

Syn. plus fréquent: béwa fęle.

menetri, s. m.

Musique à bouche

Dans les langues romanes ce mot désigne le joueur.

dzin s.m.

I dzin, dans la langue des enfants tout objet qui a leur faveur;

rada ó dzin! 

regarde le joli objet!

dzin  dzinta, adj.  

Joli

ona dzinta mijon, 

une jolie maison.

Prov.

Dzin ën fâche, brot’ën tsâse, 

joli en langes, vilain en culottes

aa dóoudjye adv.

aller à qui mieux mieux, rivaliser*

I van dóoudjye a w’écóouwa, 

les deux rivalisent à l’école;

van dóoudjye ché kyè pou mèi bale bire, 

chacun s’efforce de donner plus à boire que l’autre.

békyéwą, v. n. vs bèwa v.n.
békyéwą, v. n.    
Bêler, en parlant de la chèvre.

Can oun vwąrde è tchyévre ou bou, i békįon tó ò dzò,
quand on garde les chèvres à l’étable, elles bêlent toute la journée;

pórkyè bekwe t-e dabò kyè l’a prou d’êrba?
pourquoi bêle-t-elle puisqu’elle a assez d’herbe?

Dérivé de *bik (germ.) qui a donné en fr. bique, biquet, biquette.

bèwą, v. n.
Bêler,
en parlant du mouton.

Béi pòrkyé béwon tòta a néi hé fąé?
pourquoi (diable*) ces moutons peuvent-ils bêler toute la nuit?

 

todri kyè

pourvu que

 

Todri kyè fajęche byo pó demęndze, 

pourvu qu’il fasse beau temps dimanche.

 

Aller et venir…
Aller et venir en travaillant un peu.

monatchyę, v. n.
Monatchyę pé mijon,
faire des petits travaux à la maison.

V. a.
Monatchyę cakyé tsóouja ëntò (avwéi) è man,
faire quelque menu travail manuel.
monatchyą, s. f.
Course.
Di Laŗi ën Tsanfléŗon l’a ‘na bóna monatchyą iną pé fou vêŗé,
de Glarey à Ts., il y a une bonne «tirée» par les zigzags.

Comme le verbe monatchyę, notre substantif est un dérivé de monatse, sac de farine;
monatchyą renferme le sens de la marche pénible de celui qui trimbale un sac de farine.

bégadzeŗį, s. f.
Aller et venir,

óŗa chon é vacąnsé, achéŗé a bégadzeŗį pó cąkyé tin, maintenant ce sont les vacances, [l’étudiant] cessera ses cours pour quelque temps.

Se prend ordinairement dans un sens défavorable.

bèrlatą, v. n.
Entrer et sortir continuellement.

Réista ‘na vouąrba kįa ou pįló, t’éi tòrdzò apréi bèrlatą,
reste un moment tranquille dans la chambre, tu ne fais qu’entrer et à sortir;

cómin pou to trālę can to bèrląté tó ò dzò,
comment peux-tu travailler [sérieusement], tu ne fais qu’entrer et sortir toute la journée.

Sens plus général.
Aller et venir sans cesse.
L’a bèrlatą ouïr’ënséi di ó matën tąnkyè dó tāa,
il n’a fait qu’aller et venir du matin au soir.
Peut-être avons-nous ici le même mot que berlander qu’on trouve sous des formes presque semblables dans de nombreux dialectes fr. Le sens qui prédomine est celui de «flâner, perdre son temps à aller d’une place à l’autre», «aller et venir sans nécessité». Cf. Gloss. II, 258.

 

eni a plan dé

‘venir à plat de’
c’est le cas de, il serait indiqué de, il vient l’ envie de*

 

Vën apląn dé déŗé: chéi pa mèi oun moundo eó,
il me vient envie de dire: je ne suis plus un homme
[disait une personne très âgée;

venyïé prou apląn dé dromį ma owïó pa,
le besoin de dormir se faisait fortement sentir, mais je ne voulais pas

vën pa apląn dé parla
on n’a pas envie de parler.

 

réprindé s.m.

I rèprinde est le deuxième repas du soir des vaches.

 

Se dit aussi pour les «neuf heures» des gens.

 

di s.m

Doigt.

 

Terye, ou di, 

tirer au doigt [pour essayer sa force];

 

l’a pa manca oun di kyè l’orôo ëndin-na, 

il n’a pas manqué [la largeur] d’un doigt que j’aurais deviné, c.-à-d. il s’en est fallu de peu.

 

gadjye, v.a.

Gager, parier.

 

Gadzin nó ? 

gageons-nous?

 

gądzó kyè na, 

je gage que non.

 

Saisir.

L’an gadjyą tó chin kyè l’aie, 

on a saisi tout son avoir;

 

l‘an gadjyą ché pra, 

on a saisi ce pré.

 

Ce dernier sens existe en afr.

 

trobléŗą , s. f.
Etourderie , bêtises * , n’importe quoi *; coups  de fou.

Chąon rin kyè féré dé tróbléŗą,

ils ne savent faire que des étourderies.

 

 Broudą è féité chën nesesetą, l’è rin kyé pó dé tróbléŗą, d’orgole,

broder les jours de fête, sans nécessité, c’est uniquement une folie, de l’orgueil.

intrą , v. n.

Se mettre de, devenir.

L’a pa pochou intrą chordą, 

il n’a pu devenir soldat [réformé au recrutement] ;

L ‘è intra comonin chęla, 

il est devenu bourgeois ici.

 

Entrer.

T’a pochou intra pé a fénéitra, to poréi bën chorti, 

tu as pu entrer par la fenêtre, tu pourras bien sortir.

ënfaŗóchyę (ch’) , v. r.

Se fâcher, se mettre subitement en grande colère.

blóchyé , v. a.

Mâcher, manger.

L’an cąkyè bën, avwéi chin l’an tó ó tin a blóchyé cąkyé tsó° »ja,

ils ont quelques propriétés, grâce à cela ils ont toujours à se mettre quelque chose sous la dent.

bën mitin

Beau milieu

Ché métr’ou bën mitin dou pįló,

se mettre au beau milieu de la chambre;

l’è enou ou bën mitįn da néi,

il est arrivé au beau milieu de la nuit.

choutą ā ręse

sauter dans la crèche (lieu où se tiennent les vaches)

Fig.  faire le diable à quatre;

= faire toute une histoire*

= faire un potin du diable*

l‘a pa béjouįn dé choutą ā ręse pó chin, 

il n’a pas besoin de faire tant de tapage pour cela!

rese s. f.

Crèche.

È eątse ąnmon pa tsandjyę dé ręse, 

les vaches n’aiment pas changer de crèche;

bagan.na, s.f.

bagan.na, s.f.

Faribole.

L’è pa tó dé fwé chin kyè di, di byin dé bagan-né,
tout ce qu’il dit n’est pas de foi, il dit force fariboles, bêtises *, inventions *

= il fabule * passablement

pawantse, s.f.

pawantse, s.f.
1) Pièce de bois arrondie qui sert à presser le foin ou les gerbes sur le char; elle s’accroche à la petite échelle sur le devant et au treuil, par des cordes, sur l’arrière.
2) Pièce de bois avec laquelle on fait tourner la vis du pressoir.
3) I pawantse du fêe: barre de fer servant de levier

pawantson, s.m.
Dérivé de pawantse.
Fort bâton.
Chin l’è i pawantson pó pita a mapa.
c’est le bâton pour battre le chanvre.

éigra, v.n.

1) Faire des efforts avec une barre de fer pour soulever ou remuer qqch.

A foche d’éigra avwéi a pawantse dou fêe,
à force de faire des efforts avec la barre.

2) En général, faire des efforts:
éigra pó bota,
faire des efforts pour vomir.

3) Fig. Travailler, se donner toute sorte de peine.

L’a prou éigra pó eni consèlè,
il a dû se démener pour se faire nommer conseiller.

trobadoo, s.m.

trobadoo, s.m.
conteur inépuisable, blagueur

afówa, v.a.

éreinter, épuiser *

Ha maadi m’a nète afówa,
cette maladie m’a beaucoup (vraiment) épuisé.

Part, et adj.
Yó chéi afówa,
je suis à bout de force.

 

war.óna, v. n.

Faire le larron, le voleur, user de moyens louches.

L’è rin ky’a foche dé war.óna kyè pou resta wéi,

ce n’est qu’à force d’user de moyens louches qu’il peut se maintenir là.

canale, v.n. = voler

 

 

 

bese, s.m.
 Les «bisses» de Savièse sont

  • le Torrent-Neuf (i Tórin Nou)
  • le Sampé
  • le Dejore
  • le Bordzį et celui de
  • Lintine.

Tandis que ces quatre derniers viennent de la Sionne,
le premier amène l’eau de la Morge et est le plus important de la commune, tant par la quantité d’eau que par la hardiesse de son parcours.

La partie qui côtoyait la pente nord du Prabé est remplacée par un tunnel, depuis 1935.

Voy. Franzoni, L’aqueduc ou bisse de Savièse, Genève 1894; Mario, Alpes valaisannes, 141;
Courthion, dans Diet, géogr. du Valais, 177, 197;
Mariétan, Les bisses, 1948;
Eichenberger, Terminologie der Walliser bisses, 1940;

Gloss. 11,387.
Le mot est identique au fr. bief «canal de moulin», à l’air,
biez «fossé».

 

dzöo, s.f.

Forêt

 

I dzōo

la forêt communale, partic. celle qui couvre la pente sud du Prabé.

 

I Gran-Dzōo 

forêt  qui  s’étend  du  mayen  du Serné (Cernet) à Lari (Glarey), sur les bords de la Morge.

 

Par ext. Toute forêt en général.

clïa, s.f.
Terrain incliné, colline, pente *

Robatą ba pé a clïa
rouler par la pente.

Adj. En pente, rapide, pentu *

ché pra l’è nète clïa
ce pré est en pente rapide.

 

bârma, s.f.
Excavation verticale dans un rocher.

Pé pląché i chéi fé a bārma,
par place le rocher surplombe;

i tórin pach’outré pé ha bārma,
le bisse passe à travers ce rocher qui surplombe.

Grotte.

L’an you ha gran górdze ouvêcha, l’an crou ky’įŗé ona bąrma é chon jou derën,
ils ont vu cette énorme bouche [du géant] ouverte, ils ont cru que c’était une grotte et ils y ont pénétré.

Le mot se rencontre comme nom de lieu:

Bārma de dzōo, près de la chapelle de Sainte Marguerite, la forêt y tombe presque à pic d’un côté, de l’autre la pente est moyenne.

Bārma désigne aussi l’emplacement de l’ancien village de Zuchuat; ici les pentes sont douces des deux côtés.

Les Barmettes en revanche désignent de véritables parois de rochers surplombants près du Pont-Neuf.

 

tsâbló, s.m.
Couloir pratiqué dans les forêts en pente pour dévaler le bois.

 

senonda, s.f.
Pâturage généralement en pente et entrecoupé de sapins, de pierres, de buissons où on laisse les vaches paître en liberté dans les mayens.

Ce mot, du lat. cenanda, est assez répandu en Valais et dans les Grisons: tsainonta, tsanondra, chanonta, etc.

 

rè’cha, s.m.
Arrêt brusque du terrain sur une pente.

Déjó ó tórin l’a ‘na clïa é ba a pya da clïa l’a oun rèchą é di wéi l’è para dé chéi,
sous le torrent il y a une pente qui se termine par un arrêt brusque et de là le rocher est à pic;

ina i vącó dé Ninda chon ouncó tôt’ è rèchą: iré tó tsan per léi,
là-haut aux «vaques» de Ninda, on voit encore tous les arrêts du terrain: il y avait partout des champs.

 

râpa, s.f.
Mauvais terrain, «rāpe».

Il se dit surtout

1° d’une forêt en pente dans un terrain rocailleux;

2° d’un champ stérile, d’une mauvaise vigne et, en général, d’un mauvais terrain.

Ce mot vient de râper, germ, raspon
(comme le fr. râpe, instrument)
sans doute parce que les râpes sont des terrains râpés, usés, où la roche affleure souvent.

Cf. senonda.

 

grépéi, s.m.
Rocher proéminent sur une pente.

L’a robatą ba é l’a balą da téita chou oun grépéi,
il a roulé sur la pente et a frappé de la tête un roc proéminent.

 

achóna v.a.

Flairer, fureter.

 

Kyé vën t-e achóna èr nó ? 
que vient-il fureter chez nous?

 

Voir chóna « sentir ».

 

a plan

Régulièrement.
Prov. Va myó dé ganye a plan è santimé kyè rāa è fran, il vaut mieux gagner régulièrement les centimes que rarement les francs.

 

vën a plan dé
c’est le cas de, il serait indiqué de, avoir l’envie de *,

 

Vën apląn dé déŗé: chéi pa mèi oun moundo eó,
il me vient envie de dire: je ne suis plus un homme [disait une personne très âgée;

 

venyïé prou apląn dé dromį ma owïó pa,
le besoin de dormir se faisait fortement sentir, mais je ne voulais pas;

 

vën pa apląn dé parla,
on n’a pas envie de parler.

 

è dzè’awe i tsan

les javelles d’orge (à former)dans les

champs = le feu au lac = rien ne presse

 

dzèawé, s.f.pl.

orge

Pa béjein dé tan précha, vw’éi pa è dzèawé i tsan:

pas besoin de tant vous presser, vous n’avez pas l’orge à ramasser sur les

champs

 

faŗatą , v. a.

sattoucher,  se papouiller (VD)

 

Par ext., se dit des badinages, jeux de mains et attouchements entre garçons et filles:

 

chon apré che faŗatą,

ils sont en train de se «farater».

A Grimisuat le mot est usité seulement dans ce dernier sens.

 

Salir, friper les vêtements, le linge, les livres, etc. Cómin to faŗąté fou dzin j-ālon di demëndzé! comme tu fripes ces jolis vêtements du dimanche !  V. r. Se salir, se friper. Ha matiŗé che faŗatąé dri, cette étoffe se fripait tout de suite.

 

 

ën’pār.a, s.f.

Appui, soutien.

S’to mè pa on’ënpāŗa, i pon da grandze va dabo tsêre,

si tu ne mets un appui, le pont de la grange va bientôt tomber;

 

béi pòrkyę ha ënpāŗa?

à quoi bon cet appui?

 

Fig. Aide.

É dri sti wéi pó bale dé w’ënpāŗa ou rlōo,

et tout de suite celui-ci est là pour fournir de l’aide aux leurs [aux membres de leur famille].

 

ëndrochi, ëndrochite, adj.

Entêté.

È mótsé chon déstrą ëndrochįté: tornon dri a męma pląche

les mouches sont très entêtées: elles retournent tout de suite à la même place.

 

plèplè

Onomatopé pour dé peindre les discours continuels
Dri ky’arouwe der.ën ché, chin l’è plèplè é plèplè tinkyè dótâa.
Aussitôt que celui-là entre, il parle, il parle jusqu’au soir.

 

ēnrówémin s.f.

Commencement.

 

Chorte foura a w’ënrówemin da mécha

il sort au commencement de la messe

[le sacristain pour faire le tour de l’église et surveiller].

 

matsér.a s.f.

Vache noire avec des taches rougeâtres et noires autour des yeux, le museau noir.

 

cwadzon, s.f.

Nom d’une vache noire avec le bout de la queue noir et une raie blanche sur le dos.

 

Conchinti, v.n.

Avouer, reconnaître *, admettre *

 

Conchintie prou kyè l’aîé tôo

il convenait bien qu’il avait tort.

 

ëntretin

Pendant ce temps. 

Nó véjin féŗ’a bwéea, ëntretin to pou aa. ëntsan a tchyévra

nous allons faire la lessive, pendant ce temps tu peux aller paître la chèvre.

 

d’aplon

droit / vertical, verticalement

 

Pòrkyé l’a byou, ché tën ouncó byin d’aplon,

quand même ( même si ) il a bu, il se tient encore bien droit

 

l’è tsejoju d’aplon ba chou è j-étąwé,

il est tombé tout droit sur les lattes de la clôture.

 

ché fér.é ma

regretter

 

S’to pou vįndré ché tsapéi, té fóou pa té féré ma, 

si tu peux vendre ce chapeau, il ne faut pas le regretter

 

l’a pa dé ma

pas de quoi, il ny a pas de mal

 

escoįą mè – l’a pa dé ma

excusez-moi – il n’y a pas de mal.  

 

fér.e four.a

dépenser

 

l’aie byin d’ardzįn, ébįn l’a tó fé fouŗa,

il avait beaucoup d’argent, il l’a tout dépensé (cf. defouŗa et aussi féré fouŗa);

 

four.a ba

tout en bas

 

L’a couŗou fouŗa ba dé w’ātré byéi

il a couru tout en bas de l’autre côté;

 

 

randa ou blan di j-wé

dévisager *, regarder fixement

 

I rądé ó moundó ou blan di j-we

il regarde les gens au blanc des yeux [fixement]

 

rébarma , v. n.

Répercuter, renvoyer.

 

Rébąrmé chowę, tapé contr’oun mótéi, 

[la chaleur du] soleil se répercute, elle frappe contre un monticule.

 

déwéije , s. f.

Porte à claire-voie, membre d’une haie.

 

I déwéije dé Dórbanyon,

la porte à claire-voie qui sépare les pâturages de Dorbagnon et de Bertsé. Etude du mot dans FEW III, 139.

 

De l’allemand « Tor » selon Maurice Bossart*

 

achye kyé…

I achya k’iré ona bwata,

j’ai cru que c’était une fille;

 

i achya kyé l’an kerya, j’ai cru que l’on a appelé.

 

Prov. Can oun pou pa méi, mori oun ché ache,

quand on n’en peut plus, on se laisse mourir.

 

apwëntchye v. a.

Mettre un champ en état de culture en tournant la terre, en semant, etc.

N’ën pa pochou apwëntchyę ché cortį,

nous n’avons pu mettre ce jardin en état de culture;

 

óŗa oun vi tò hou tsan byin chónyą, byin apwëntchyą,

maintenant on voit tous ces champs bien entretenus, bien mis en état de culture.

 

brinton, s. m. Dim. de brįnta.

Petit seau de forme ovale et qu’on porte à la main par une des douves qui dépasse les autres.

 

I brinton da tëntoŗa dou còrdanyè, di tsapwį,

le seau où les cordonniers, les charpentiers préparent et tiennent la couleur.

 

Par ext. et fìg.

Petit homme, petit enfant:

 

ché crwéí brinton,

ce bout d’homme.

 

méitra, s. f.

Seau .

 

Grand seau ovale en bois, avec une grande anse rigide sur le côté, ayant un trou ovale comme poignée, servant en partie, à porter à manger aux porcs.

 

djyêrla, s. f.

Grand seau en bois.

 

Le djyêrlon a la même forme, mais est plus petit.

 

tęrle, s. m.
Seau (bèrlon)
servant de pot de chambre.

 

chardzéi, s. m.
Drap grossier fait d’étoffe de sac d’emballage pour porter du foin, du menu bois, etc.

Kyeŗį dé fin avwéi ó chardzéi,
chercher du foin avec le ch.

Même famille que fr. «serge».-

 

winswę, s. m.
Drap de lit.

Mè fó° » aa bweeą è winswe vwi,
aujourd’hui il me faut laver les draps de lit.

Grand drap carré pour porter le foin, le blé.

Pó porta ó bla oun n’ënplïé tòrdzò dé winswę,
pour porter le blé on se sert toujours de draps.

 

ënbótą , s. f.
Le contenu des deux mains, double poignée.

Ou’ënbótą dé crouchon,
une double poignée de fruits secs ;

dé bóné j-ënbótéi dé noué,
des noix plein les deux mains.

 

métr’ó ba
«jeter la faute sur qqn».

Pouwįon pa clêryę sti, óra dri ky’arouwé cąkyè tsó° »ja, fętson dri ó ba chou rlwi,

ils ne peuvent pas voir celui-ci, aussitôt que quelque chose arrive, ils mettent la faute sur lui.

Devinette.
Chadé vó chin kyè l’è tòrdzó ba,
pórkyè l’è iną? -i ba,

savez-vous ce qui est toujours bas,
quand même il est en haut? -le bât.

ba , s. m.

le bât

 

frétsé, fretséta, adj. et s. m. et f.
 Jeune, frais.

I véi ir.é troua frétsé pó barą avouéi ‘na ątse,
le veau était encore trop jeune pour lutter avec une vache.

Assez frais, frisquet.

Fé frétsé,
il fait frisquet.

 

afraretchye (ch’), v. r.
Se familiariser, s’habituer.

Can charan méi afraretchya, ch’acórdéran prou,
quand ils seront plus familiarisés, ils s’accorderont bien;

hou dóou ch’afraretson pa,
ces deux ne se familiarisent pas.

 

 

conta

croire *, supposer (un état de chose présent)

 

Dąwe béitchyé kyè nó contąon fornité, n’ën pochou vwaŗi,

deux pièces de bétail que nous comptions ( croyons ) perdues, nous avons pu les sauver

 

 

 

kyé che conte

à l’excès, d’exception *, impressionant *, d’importance *, de / en grande quantité *,

monstre (adj.) *

 

Ché l’è oun tenēro kyè ché conte,

c’est un homme terrible à l’excès.

 

Dé dzò dinché l’a oun forbi kyè che conte amou mêin,

des jours pareils il y a un remue-menage qui compte dans les mayens.

 

forbi: (aussi) attirail.  Syn. bataclan.

 

Can i jou trin-na ba ché bócon dé tsānyó, i jou ona wąnye kyè ché conté,

quand j’ai eu traîné en bas ce «billon» de chêne, j’ai eu une fatigue qui compte;

 

Can l’è enou i deoujé, chin l’itą on’arójąé kyè conté,

quand le déluge est arrivé, ç’a été une averse qui compte

 

I métra l’a fé ‘na bouwa kyé ché conté, le « métral » a fait une gronderie qui compte.

 

ché l’è oun tenęró kyè che conté,

cet homme est un foudre qui compte;

 

ona fréeą de moundó kyè che conté, une multitude de gens qui compte.

 

mai (ma-i)

chënbla mai

sembler drôle

 

chébaį, loc

locution venant de chéí ébaį,

 

je suis ébahi, et qui a la valeur d’une particule interrogative, ou exprime un étonnement mêlé de doute = j’en reviens pas*

 

A quelqu’un qui raconte une chose surprenante on dira:

chébai!

ou

chébaį dé chin!

Est-ce possible?

 

Chébaį che vendre pa dabò,

je me demande s’il ne viendra pas bientôt?

 

Cf. s. v. ébai.

 

E t-e pochibló!

est-ce possible!

 

pa pochibló!

ce n’est pas possible!

 

Exclamations d’étonnement, de surprise.

 

ouncó, adv.

Sûrement.

Chaŗé ‘na vāe byin frécantąé? – ouncó, ce sera une route bien fréquentée? – certes.

 

achye kye

= ‘laisser que’ = ‘croire’

 

I achya k’iré ona bwata

j’ai cru que c’était une fille

 

i achya kyé l’an kerya

j’ai cru que l’on a appelé.

 

Prov. Can oun pou pa méi, mori oun ché ache,

quand on n’en peut plus, on se laisse mourir.

 

bétchyéta, s. f.

Dim. de béitchye.

1) Petite bête; insecte.

Déjó a pęra l’aie tòta chôrta dé bétchyéta,
sous la pierre il y avait toute sorte de petites bêtes [insectes].

2) Menu bétail, petits animaux domestiques.

Chon méi a couën, powion prou teni dé bétchyété,
ils habitent davantage à l’écart, ils peuvent bien tenir des animaux domestiques.

3) Fig. Personne qui ne sait pas se conduire.

Chin l’è ona pó° »ŗa bétchyéta de moundó,
c’est un pauvre homme qui ne sait pas se conduire;

l’è rin métchyin, ma l’è ona bétchyéta kyè fó° » teni étatchyą,
il n’est pas méchant, mais c’est une «petite bête» qu’il faut tenir attachée.

 

 

abrele (ch’) , v. r.

prende position pour dormir, s’ endormir

 

L’a pa fé kyé ché tòrminta é tochi, l’a pa pochou ch’abrele tóta a néi,

il n’a fait que se tourmenter et tousser, il n’a pu s’endormir de toute la nuit

 

ch’abrele óra

il est en train de s’endormir maintenant

 

can charan tui abrela, quand tous seront endormis.

 

Le verbe abriier est fréquent en afr. dans le sens de «couvrir, abriter»;

s’abriier = s’établir, prendre sa position. | Gloss. II, 169.

 

ënpatchya , -tchyąé , part , et adj.

Empêché, embarassé;

Ne pas pouvoir s’empêcher de mal agir

(d’agir, bien qu’on soit maladroit, gauche *)

 

Ce mot, difficile à traduire directement, se trouve dans des locutions de ce genre:

 

l’è ënpatchya di man, 

les mains lui démangent, il faut qu’il les emploie à casser qqch.;

 

can o-n-è peti, cóm’ o-n-è ënpatchya da górdze! 

quand on est petit, comme la langue vous démange !

 

fó° » étre ënpatchya dé w’ardzįn

il faut ne pas savoir que faire de l’argent.

 

Cf. Sévigné: «combien de beaux esprits sont quelquefois empêchés de leur personne!»

 

confën

Confins, limite .n. m.

Syn. anc. confou (ou) (1).

 

ou confën

à la limite

 

 

lete

s. f.

Choix.

 

Ne se rencontre que dans l’expr. ai lęte, avoir le choix

 

to pou enį ou pa, t’a lęte

tu peux venir ou non, tu es libre.

 

Lyęte à Grimisuat; afr. lite.

 

atetchya, aé

adj.

Passionné pour qqch.

 

Hou gamin chon prou atetchya pó aa i ni d’ijéi, 

ces gamins sont tellement passionnés pour dénicher les oiseaux;

 

jaméi you oun mèi atetchya pó cówa

je n’ai jamais vu qqn de plus fervent pour glisser

ator.i, -ita

adj.

 

iron prou atorį pó aa dansyę

ils étaient passionnés pour aller danser

 

dègyèréea

v. a.

dérouter *, passionner

 

Rin ky’ avwéi ché crwéi mose ó t’a dègyèréea pó tó ó dzò

rien qu’avec cette mauvaise parole, il l’a dérouté pour tout le jour

 

è moundó chon dègyèreea e-n-ódre pó proséda

les gens sont très passionnés pour aller en procès

 

ëncarnasyą ,  -āe 

adj.

 

Féroce, furieux, monté contre qqn, passionné

Cómin iron ëncarnasyą ha néi ! 

comme ils étaient furieux cette nuit!

 

pó bire chon déstra ëncarnasyą,

pour boire ils sont féroces.

 

chi

Carte

s. f.

 

Haie

 

ona dzįnta chi kyé cló° »jïe tó ó cortį

une jolie haie qui enfermait tout le jardin.

 

cló° »re ó cortį avwéi ‘na chi,

entourer le jardin d’une haie.

 

chóta

Carte

s. f.

refuge, abri

 

Sur les alpages, abri pour le bétail en cas de mauvais temps.

La chóta a la forme d’un long rectangle étroit, couvert d’ardoises et muni de plusieurs portes. Cf. engadinois suosta. ||

 

Espèce de remise, pour le bois, la litière, etc.

Vęjó ba ā chóta tsaplą dé bó° », 

je vais à la remise couper du bois.

 

Abri quelconque.

Balïe de plodze a vêcha é n’ën pa trówą ‘na chóta, 

il pleuvait à verse et nous n’avons pas trouvé un abri.

A chóta, loc. adv. A l’abri:

nó chin byin a chóta, kyé balęche pye dé plodze, 

nous sommes bien à l’abri, qu’il pleuve seulement.

 

L’an fé a chóta fran ąwe venyon ba è j-awintsé

ils ont construit le refuge [pour le bétail] juste là où descendent les avalanches.

 

chótéi

s. m.

Abri sous un arbre.

L’a pa oun chapën pó féré oun chótéi, 

il n’y a pas un sapin pour s’y faire un abri.

I boutse

désigne particulièrement, la hutte qui sert d’abri à Ninda de Savièse au partechyou, employé chargé du partage de l’eau du Torrent-Neuf.

Ce mot ainsi que boutson sont des dérivés de bou «écurie, étable».

 

redoute

s.m.

 

Lieu de refuge, abri.

Nó fó° » demanda ā comona oun redoute méi ba pé Don-néi

il nous faut demander à la commune un abri [pour les pâtres et le bétail] plus bas, à Donné.

 

barma, -aé, adj

 

Surplombant; qui a la forme d’une caverne.

Pęra barmąé

la Pierre « barmée »

 

désigne un bloc de rocher surplombant, sous lequel il y a un abri;

il se trouve en bordure de la route, entre Chandolin et le Pont-Neuf.

 

rèdonda / rédoud (che)

v. r.

 

chéi pa avwe aa mè rèdondą

je ne sais où aller me réfugier

 

Can fé dé hou brote tin, è catson van che rédondą derën pé è boutse

quand il fait de ces vilains temps, les cochons vont se réfugier dans leurs huttes

 

wéi l’aïe déeąn ona boutse pó dromį i j-atséŗó° »

il y avait là autrefois une hutte qui servait aux bergers de refuge pour la nuit.

 

Se réfugier, se donner rendez-vous.

 

Tui è tsate che rédoudon per ënkye,

tous les chats se réfugient par ici;

 

oun cha pa avoue aa che redoudą,

on ne sait où aller se réfugier

 

V. r.

trémwa (che)

se changer de place = se réfugier

I falou mè trémouą iną la

j’ai dû me réfugier ici.

 

e-t-e pa d’étre

ne faut-il pas être

 

e-te e pa d’étre rācló pó féré chin a nó!

ne faut-il pas être mauvais coucheur pour nous faire cela!

acole-t-e pa

ne faut-il pas qu’elle attrape

 

l’è jou vêré ché maadó é acole t-e pa ha brota maadi

elle est allée voir ce malade et ne faut-il pas qu’elle attrape cette vilaine maladie.

 

fóou-t-e pa

ne faut-il pas

Fó° »-te pa byin pyatóną, cōre amou é ba pó ganyę chin?

ne faut-il pas bien piétiner, courir en haut et en bas pour gagner cela?

 

prën, prënma

adj.

Mince, menu, délié, fin.

Ché wané l’è trwa prën,

cette planchette est trop mince.

adv.

Finement.

Chin l’è itą prou moou prën,

cela a été moulu très finement.

 

subst.

La fine herbe.

Can fé tan chèkye vën rin i prën,

quand il fait si sec, la menue herbe ne pousse pas.

Débris du foin,

ona w’insówą dé prën,

un drap rempli de débris de foin.

Menu travail.

Féré è morale é ó prën,

faire les murs d’une maison et les autres menus travaux [finissage] d’une bâtisse.

 

Du lat. primus.

Ce qui vient en premier lieu est ordinairement de qualité distinguée ou fine.

Prin a le sens de «mince» en afr.

 

créitchye

v. tr.

Couvrir, s’accoupler avec la femelle

 

Par ext. et vulg. baiser.

 

Syn. bócata.

 

crefa

s. f.

 

Une petite quantité.

 

L’a bala ‘na crefa dé ni,

il est tombé une petite couche de neige.

 

rèplan

s. m.

Corniche, petit plateau sur une éminence

 

Can n’arouéŗįn iną ou rèpląn, nó répoujéŗin,

quand nous atteindrons le «replat», nous nous reposerons.

 

pawé

s. m.

 

1) Pierre plate et arrondie dont on se sert pour jouer au palet.

 

I paoué a mè l’è a bòkye chou ó bóo,

mon palet est à cheval sur le but.

 

2) Par ext. Grosse pierre plate.

 

Oun racāa a pawé,

une grange à blé bâtie sur de grosses pierres plates et rondes pour empêcher les souris d’y monter

 

coléréta

s. f.

1) Pierre plate que l’on jette sur la surface de l’eau et qui fait des ricochets.

2) Ricochet d’un caillou sur l’eau.

Fan è côlérete

ils font des ricochets.

 

I bārba da pówįnta

I bārba da pówįnta

la barbe du maïs

 

[filaments qui enveloppent les cônes du maïs]

 

pandzéoņą

v. a.

 

Transporter sur les épaules.

 

Chéi eó ky’i pandzéwą tui fou wan iną chou ó pįló,

c’est moi qui ai transporté, sur mes épaules, toutes ces planches dans le grenier de la maison;

 

nó pandziweŗįn chin męimó cómin nó poŗįn,

nous transporterons cela nous-mêmes comme nous pourrons.

 

vitó

adv.

 

Vite, tôt.

Ces deux sens sont souvent confondus.

Aa méi vitó, allez plus vite;

sti có° » t’éi enou trwa vitó,

cette fois tu es venu trop tôt.

 

Très prochainement.

Chaŗé vitó ouŗa d’aą prįndé ó trin,

ce sera bientôt l’heure d’aller prendre le train;

 

méi vitó, plus tôt, plutôt;

nó arouweŗįn méi vitó pé sta vāe,

nous arriverons plus tôt par ce chemin.

 

Presque, pas loin de.

Oun wįvró dinché cótéré vitó vën fran,

un livre comme ça coûtera presque vingt francs.

 

rąja , (a)

loc. adv.

 

A ras.

 

È j’aŗandówé vouon a rąja tera,

les hirondelles volent au ras du sol;

 

í tsaré l’a pacha a rąja da morale,

le char a passé tout près du mur.

 

Fig. Presque pas assez, presque court de.

Nó chin a rąja dou caféi,

nous n’avons presque plus de café.

 

L’afr, a arasé, rempli jusqu’au bord.

 

ënpatówą , -ënpatówāé

pat. , et adj

 

Sali (proprement empâté).

 

T’éi tote ënpatówą dé bouja cómin t’ęche dromį chou ó féméi,

tu es tout couvert de fumier, comme si tu avais couché sur un tas de fumier.

 

Fig. Criblé, empêtré dans.

 

L’è prou en-patówą dé détó,

il est tout empêtré dans les dettes.

 

Syn. ënbadą.

 

ënparlą (ch’)

v. r. impers.

Etre question de

Ch’ënpąrlé pa dé chortį dou le can o-n-è maadó dinché,
il n’est pas question de sortir du lit quand on est malade à ce point

can iré dzowénó i gró° » a nó, ch’ënparląé pa d’aą a w’écó° »wa,
quand notre grand-père était jeune, on ne parlait pas d’aller à l’école.

 

ënprémyé é crwéi

parmi les mauvais

 

l’a cākyè bon moundó ënpremyę è crwéi

il y a quelques braves gens parmi les mauvais

 

che terye ën deri

« se tirer en arrière »

= se dérober

 

pa achye ën der.i

ne pas s’en priver*, ne pas s’en faire faute
ëngouja

Tromper d’une manière ignoble.

Ché kyè pou ëngoują ache pa ën der.i,

celui qui peut tromper ne s’en fait pas faute.

 

Tandjyo kyè oun pou aa outre [ā mécha], fóou pa achyę ën deri,

pendant qu’on peut aller à la messe, il ne faut pas y manquer. C

ette loc. conj. est plus usitée que la précédente (tandį kyè).

 

prija, s.f.

Nombre ,quantité .

 

Vwi l’a ‘na bóna prija dé tchyévréróou

aujourd’hui il y a un grand nombre de chevriers.

 

récóbra, v.

v.a. Ramasser.

 

Torné a rècóbrą dé nyówé,

Des nuages se ramassent à nouveau

Mot à mot = Il recommence à (se) ramasser de nuages (nioles)*

 

ochi

aussi

 

si
w’ardzįn va ochi pó° »

l’argent a si peu de valeur

 

banye v.

v.a. baigner ,  tremper dans l’eau

 

Banyę ó tsénévó,

baigner le chanvre;

 

déeąn kyè bouéea hou j-alon, fó° » é j-é banyę oun dzò derën ën w’éivwe,

avant de laver ces vêtements, il faut les laisser tremper un jour dans l’eau.

 

v.r. se baigner , s’imbiber d’eau *

L’è drôo, ché tsénévó ché bąnye pa,

c’est drôle, ce chanvre ne se baigne pas [est réfractaire à l’action de l’eau]

v.a. tremper ( pluie , sueur )

Can bąlé dinché, o-n-é dri banyą e-n-ódre,

quand il pleut ainsi, on est tout de suite trempé comme il faut;

hou mouatson chon itą banyą tanky’a fon,

ces tas de foin ont été trempés jusqu’au fond.

 

Ce verbe ne signifie pas «se baigner» en parlant des gens; en ce sens on se sert de vwasą.

 

vwasa

v. n. Se baigner.

 

È demëndzé van nète iną vwasą pé è j-étąn,

le dimanche ils vont beaucoup se baigner là-haut dans les étangs.

 

Traverser une rivière, de l’eau

 

v.a.

Patauger, brasser

Can vwason tó ò dzò ha ni l’è rin tan bon chin,

quand ils pataugent tout le jour dans la neige, cela n’est pas bien sain.

A Grim., vwasą a ni

signifie aussi se frayer un chemin dans la neige nouvelle.

= rousa, à Savièse*

 

dèbada , adv. , adj.*

Inutilement, en vain, inutile*

Poude vó pa eni dèman avwéi ó mowé? – Na, ma apréi dèman. – È bin! l’è dèbada are, nó pówin pa atindre tinkyè adon,

ne pouvez-vous pas venir demain avec le mulet? – Non, mais après-demain. – Eh bien ! c’est pour rien dans ce cas, nous ne pouvons attendre jusqu’alors;

l’è pa dèbada kyè l’a tan de moundó,

ce n’est pas en vain (pour rien*)qu’il y a tant de ce monde;

l’è dèbada de demanda oun chervisyó a ché,

c’est inutile de demander un service à celui-là.

 

tósètè

loc. adv.

rapidement

capóna

v.n.

Reculer, renoncer à une lutte, montrer de la lâcheté

 

I capounon pa

Ils ne reculent pas

 

L’an apela dóou ou tré cóou e.n-ódre ma pó forni i peti l’a capóna

Ils se sont empoignés deux ou trois fois comme il faut, mais à la fin le petit a renoncé [à la lutte].

 

Pa capóna (la devise des Saviésans)

Ne pas capituler, tenir bon, ne pas abandonner, persévérer

 

 

capon

s.m.

poltron, lâche

N’ën ba chela s’t-ei pa oun capon

 

Le mot a le même sens en fr. Littré, capon.

http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?requete=capon&submit=Rechercher

 

chapon: coq châtré

http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?requete=chapon

 

C’est la pire injure à un Saviésan que de le traiter de capon!

 

â contrinte

malgré soi, parce qu’on y est forcé

 

contrinte, s.f.

Contrainte, violence.

 

ité pa kyè ä contrinte,

il ne reste que par la force, malgré lui.

 

En temps de pluie inopportune:

che vîon bweea ä contrinte,

ils sont lavés malgré eux.

 

rãpé, adv

Directement, aussitôt.

 

È yó rãpé a Chyoun,

et moi d’aller à Sion «tout droit»;

 

fóou pa tsarpitą, atramįn réiston è pachéi rãpé

il ne faut pas marcher dessus, sinon les pas restent tout de suite marqués.

 

 

sans arrêt

chën débinda

chën dépondre

chën dèsèda

chën sèda

 

che débinda, v.r.

se détendre

 

debeta / che debeta

s’apercevoir de qqch

 

Oun che

debeté prou ky’o.n-é pa méi dzowènó pó trâle:

On s’aperçoit bien (quand même) qu’on n’est plus jeune quand il faut travailler

 

ai oun debe

être recherché

 

È pòmêtêré l’an oun debe kyé ché conté

Les pommes de terre sont les bienvenues sur la table.

 

tsasya, -âe: recherché

 

deridjye, v.a

déraciner

 

l’aîon pèrtó planta dé chapené, ma dé mafajin l’an tui der.idjya

on avait partout planté des sapelots, mais des malfaiteurs les ont ous arrachés

 

cf rise

 

oun chapën byó drisé

un sapin bien droit

 

tën té byin drisé, drité

tiens-toi bien droit, droite

 

ou drisé ou còrbó

dans tous les cas

 

– ch’ëntîr.on adéi

ils se tirent toujours d’affaire

 

N’ëvwéin ona bwite dé rejën –

Nous envoyons une boîte de raisins dans tous les cas.

 

dritor.a, s.f.

droite ligne

 

ën dritor.a: en ligne droite, tout droit

 

I venye a rlôo vën ina tin ky’ën dritor.a dou pya da nóoutre

Leur vigne monte en droite ligne au (tant qu’a la hauteur du) pied de la nôtre.

 

aa pye ën dritor.a, vó arow’a jostó â gar.a

allez seulement en « droiture », vous arriverez juste à la gare

 

dróo, drówa adj. et s.m. et f.

l’è oun póou dróo

Il est un peu drôle, a la tête un peu détraquée

 

Ch’éi pa ch’îr.é drówa, ma ir.é ona béchatse

Je ne sais pas si elle était détraquée, mais elle était négligente

 

pa fran dri

pas tout-à-fait (bientôt), pas vraiment

 

voir « dri » dans le lexique

 

dòrdjye, v. imp.

pleuvoir fortement

 

L’a wêe dé dòrdjye tòt’a néi

Il a l’air de vouloir pleuvoir

fortement toute la nuit

 

Grimisuat, aussi: + fouetter un enfant

 

Afr. « dourder »: battre, maltraiter

 

 

plór.atchye, v.n.

pleurnicher

 

Syn. cheméé

 

vwéca, v.n.

pleurer, pleurnicher

<> vweca: « crier » en parlant des souliers

 

tsarowe, v.n.

charrue

 

La charrue ancienne s’appelait « i chwa di catró »

 

i pli dou tsan: l’outillage aratoire

Correpond. au savoyard « aplê » (Dict. Sav.)

A Montana « plit » désigne l’avant-train de la charrue

 

tsarléta, s.f.

femme parlant continuellement

 

rédinsyon , s. f.

Moyen de se tirer d’affaire (« rédemption »)

 

L’a pa méi dé rédinsyon atramįn,

il n’y a plus d’autre moyen de se tirer d’affaire autrement.

 

rijon , s. f. Pl.

Mots blessants.

 

L’an jou dé rijon,

ils ont eu des chicanes;

 

i kyeŗyąé dé plo brote rijon,

il criait de très vilains mots.

 

Cómin van ché chónyę amou wéi avwé dé crwēe rijon!

comme ils vont se traiter là-haut avec des injures!

 

déŗé dé broté rijon,

tenir de mauvais propos

 

oudéwą , adv.

au-delà

 

oudéwą da rijon

déraisonnable (‘au-delà de la raison’)

 

L’an pa dé rijon

ce sont gens déraisonnables.

 

chótéwą , v. a.

Mener grand train

Venyon pa a byéi dé ché féré prou a chótéwa,

ils ne viennent pas à bout de s’arranger pour vivre le plus luxueusement possible.

Syn.

ché fér.e tenį iną,

ch’aplère chin kyé ouon

 

arindjyę , v. a.

Ranger, disposer, mettre en ordre.

 

Yó l’aïó jostamįn tòte byin arindjyą pé ó pįló,

j’avais justement tout mis en ordre dans la chambre.

 

arindjyę v. r.

S’arranger, se mettre d’accord.

 

Nó, nó j-arindzin chën prósé,

quant à nous, nous nous mettons d’accord sans procès.

 

Se tirer d’affaire.

 

Arindze té cómin to poréi,

tire-toi d’affaire comme tu pourras. Ironiquement.

 

Sti có° » nó chin byin arindjyą,

cette fois nous sommes dans de jolis draps.

 

fouŗa , prép

Fouŗa dé nó, l’a nyoun ën ché mêin,

en dehors de nous, à part nous *, excepté nous *, il n’y a personne en ce mayen;

fouŗa dé chin iré rin oun crwéi moundó, en dehors de cela, il n’était pas mauvais.

 

ëngrandjyę , v. a. – quelle quantité: kyé dé

Engranger

Kyè dé fin è moundo l’an ëngrandjyą sti an!

quelle quantité de foin les gens ont amené à la grange cette année !

détôrba , v. a.

Distraire, déranger.

Tó détôrbé fou kyè tralon,

tu déranges ceux qui travaillent;

nó jé détôrba pó rin!

nous déranger pour rien!

 

conba, s. f.

conba, s. f.

Lutte.
L’an dé veretabló conba fou gamin,
ils ont de vraies batailles, ces gamins.

Difficulté, tracas.
Kyëntou conba, can o-n-a dé crwéi veiën !
que de difficultés quand on a de méchants voisins !
I conba dou traó,
le tracas du travail

 

bégadjye, v. a.

bégadjye, v. a.

Conduire souvent des bagages, des marchandises, de la terre, etc.
ën bégadzon t-e dé martchyandi dé tòta chôrta foura ina pé hou mêinl
en conduisent-ils des marchandises tout en haut dans ces mayens !

I côté pó bégadjye tan-ky’ina ën óoutêwe tó chin kyè fóou,
il coûte cher de conduire là-haut à l’hôtel tout ce qu’il faut.

 

v. n.
Passer et repasser sans cesse.

Pó hou j-etodian kyè bêgadzon amou é ba aprinjon pa ‘na merda,
quant à ces étudiants qui font la navette [qui remontent du collège de Sion tous les soirs chez leurs parents et redescendent le matin],

ils n’apprennent rien du tout;
can l’aré t-e forni dé bégadjye ëntó è wìv?ó déjó ó bréi?
quand aura-t-il fini de voyager avec ses livres sous le bras? [quand aura-t-il terminé ses études?

 

örna, s.f.

örna, s.f.
partie de vigne comprise entre deux fossés parallèles = une tirée *
orne, en fr., désigne le petit fossé qui sépare les undes des autres les files de ceps,
dans le sens longitudinal (Cf. « Larousse du XXè siècle ».)

Can n’arouwé a son dé orna, n’a ona póouja,
quand on arrive au sommet d’un rang de vigne, on fait une pause [avant de reprendre la ligne suivante].

 

apar.èle, adj.

apar.èle, adj.
Autant
N’ën jou tré brinté dé vénindzé rin ky’ën ché tablaré. – jaméi aparèle,
nous avons eu trois «brantes» de vendange seulement sur cette petite place (dit l’un) – jamais autant (répond l’autre).
| Syn. par.ele

 

pari, adv

malgré que, bien que *, même si *
L’aïon tòrdzò fan, pari dé pómé kyè pecaon,
ils avaient toujours faim, malgré toutes les pommes qu’ils mangeaient.

Pareil, égal.
Pacha damou ou déjó, l’è pari,
passer dessus ou dessous, c’est égal [quant à la distance];
l’è pari dé paé óra ou mèi taa,
payer maintenant ou plus tard, revient au même.

 

paa, s. m.

paa, s. m.

Paire.
Oun paa dé bóté, dé tsouson,
une paire de souliers, de bas;
oun paa dé pantawon,
un[e paire de] pantalon.

Couple.
Sën paa venyïon ou catiiyémó pó marya,
cinq couples venaient au catéchisme pour se marier.

 

mapâa, adj

mapâa, adj
Impair.adj. Dépareillé, déparié.
Dé tsouson mapâa,
des bas dépareillés (qui ne font pas membre  de la même paire).

 

ëntrépója

v. a.
déposer , poser pour un moment *
Dabó kyè t’éi wanya, ëntrépouja ó dzêrló ‘na vwarba
puisque tu es fatigué, dépose la hotte un moment.

 

V. r.
s’arrêter.
Ch’ëntrepouje pa
il ne prend jamais de repos.

 

ëncobena

S’arrêter, rester accroché, rester ‘ croché ‘ *
Ch’ëncobené avwéi tota chorta dé moundo,
il reste accroché [à parler] avec toute sorte de gens.

 

cheméé , v. n.

pleurnicher  quand on a pleuré longtemps ,
ne plus pouvoir pleurer normalement de fatigue, ou ne plus pouvoir s’arrêter

 

brechye, v. a.

Faire un plancher en établissant de grosses poutres parallèles et dont les espaces sont remplis de mortier et de pierres.
I plantchya da chawa l’è brechya,
le plancher de la «salle» est en «berceau ».

 

remounta, adj

Remonté, remis, p. ex. d’une maladie.
Vouéité vó remountaé? êtes-vous remise?

 

crochi, v. a.

v. n. Craquer

 

Can i mowé pekye warvin-na, n’avwi crochi è din,

quand le mulet mange l’avoine, on entend craquer les dents;

 

è breséi crochon can chon byin cwé,

les bricelets craquent quand ils sont bien cuits.

 

V. a. Ecraser.

 

Fou dé Dzójé   ó t’oran crochi déjó è din d’ënradze

ceux de Joseph l’auraient écrasé sous les dents de colère.

 

Afr. croissir. Grimisuat, comme à Savièse, mais aussi signifiant manger: crouchi dé pan.

Yé tórdzó apréi crouchi, il est toujours en train de manger.

 

L., Contes, 120, dit krochhye.

 

chètchyé, v. a.

Fig.  avoir grand-soif

 

Pó aa tìnkyè wéi nó chètsin pa

pour aller jusque-là, nous ne séchons pas [de soif].

 

chêra, s. f.

montagne, cime *

 

Fou kyé van arapi ina pé è chêré

ceux qui vont grimper sur les montagnes;

 

chon pa è chêré kyé mancon ou Vawi,

ce ne sont pas les montagnes qui manquent en Valais.

 

chëndri, chëndri…

Quand un enfant perdait une dent de lait, on la lui faisait jeter dans les cendres ;
il devait répéter ces paroles :

 

«chëndri, chëndri, féré mé pousa ona din blantse cómin dé ni !»

«cendres, cendres, faites-moi pousser une dent blanche comme de la neige.»

 

chënca

Dans le cas où , au cas où * , si *

[contracté de che ën ca, si en cas].

 

Chënca vën derën cacoun

dans le cas où quelqu’un entrerait (entre)

 

checore / chacore

secourir / secouer

 

chéi nète charae pé derën

je suis oppressée

 

nó chin chara

nous sommes dans la gêne

 

chin nó j-a fé oun veró dé bon chan

cela nous a fait un verre de bon sang.

 

Ché me bi ó chan

celui-là me boit le sang (il me désole)

 

L’è prou grou é l’a bóna mena, ma l’è rin chan

il est assez grand et il a une mine florissante, mais il n’est pas sain du tout.

 

l’é chan cóm’ona close

il est sain comme une cloche.

 

chon chali a rloo minadzó

ils (sont sortis à leur ménage) ont fondé un ménage
(n’habitent plus chez leurs parents)

 

L’è enou a fon dé chakye

il est devenu très malade

 

di adon

depuis lors, dès lors *, depuis ce moment-là *

 

L’è pa méi enou di adon

il n’est plus venu depuis lors

 

awéea, v. r.

Donner, lancer, en parlant d’un sobriquet, inventer.

 

Awéea ona chòrnéta,

donner un sobriquet.

 

Oun cha t-e pòrkyé awion hé chòrnété,

sait-on pourquoi ils inventent ces sobriquets?

 

ca adv. ( tèwe – )

Tel quel. Ne se rencontre que dans l’expr. tèwe ca, tel quel.

 

N’ën trówa chin tèwe ca,

nous avons trouvé cela tel quel.

 

chenegóouder.i

s. f.

 

Folies, part, de jeunes gens courant la nuit, criant et commettant des méfaits.

 

For.i t-e pa myó dé dromi kyé dé core tòt’â nei fér.é dé hé chenegóouder.i ?

Ne vaudrait-il pas mieux dormir que de courir toute la nuit taire de ces tolies?

 

 

prëncaleŗį

s. f.

Le cœur, la rate, le foie et les poumons d’un animal, pris ensemble.

 

I bęitchye iré maada, n’ën falou tòte fótre via a prëncaleŗį,

la bête était malade, nous avons dû jeter tout l’intérieur.

 

Menus objets de peu de valeur.

L’an tó vindou ha prëncaleŗį,

ils ont vendu tous ces petits objets.

 

Dérivé de prëncale.

 

insiswati

loc. adv.

ainsi soit-il.

 

Pé a dzôo n’ën rin méi a comanda, n’ën rin ky’a dér.é amin é insiswati a tó chin kyè vën amou di Chyoun,

à la forêt nous n’avons plus rien à commander, nous n’avons qu’à dire amen et ainsi soit-il à tous les ordres qui viennent de Sion [de l’Etat].

 

 

 

 

Ne plus donner signe de vie

Fajîe ni ana ni comanda,

il ne faisait aucun signe de vie

 

Fig. Fajîé pa méi far.éna,

il ne donnait plus signe de vie.

 

 

nyire nyare (é – )

loc. adv.

ni oui ,  ni non

 

I ëntèrva a sta ch’owie eni idjye a nó, é sta é nyire nyare ën plache dé déré fran,

J’ai demandé à celle-ci si elle voulait venir nous aider et elle de dire ni oui, ni non, au lieu de s’expliquer franchement.

 

 

avwetou-vwéea

loc.

en veux-tu ,  en voilà , beaucoup *, en grande quantité *

 

Originairement on a dû prononcer la loc. en français;

avec le temps elle s’est corrompue et se prononce maintenant comme elle est écrite dans l’en-tête.

 

Syn. prou é prou.

 

bóourae

s. f.

quantité ,  masse , beaucoup *

 

Sti an n’ën jou ona bó° »raé dé vénindze,

cette année nous avons eu une grande quantité de vendange.

 

 

blóouma

s. f.

primevère ,  oreille d’ours (primula auricula l )

 

De l’all.Blume «fleur».

 

bóourą

v. a.

démener (se -) Travailler se dépenser.

 

L’a prou bó° »rą pó enį vwąrda, ma l’itą pó rin,

il s’est assez démené pour devenir garde champêtre, mais ç’a été pour rien.

 

 

óouta

s. f.

passage étroit , quelquefois couvert , entre deux maisons

 

Oun pāché pa vwéŗó méi, ba pé ha óouta,

on ne passe plus guère (plus beaucoup) dans cette venelle (ruelle).

 

Fig. Coupe-gorge, vilain trou.

 

L’a dé broté óouté pé ché vewādzó,

il y a de vilains passages dans ce village. Grim. id.

 

 

 

 

étsêe

adj.

etroit ,  serré, en parlant d’un vêtement

 

Dé j-ālon trwa étsêe,

des habits qui serrent.

 

 

etroma

v. a.

etouffer ,  couper le souffle

 

Can oun vën iną pé fou brote j-etsewį, chënble kyè etromé ó fla,
quand on monte ce vilain escalier, il semble que cela vous coupe le souffle.

 

 

on-or.elon = ona jifla, ona flanâe

or.elon, s.m.

Coup, gifle, horion .

 

To atrąpé o-n-oŗelon !

Tu reçois un coup sur les oreilles !

 

 

pé ôrdzò = fóou

L’è outre pé ōrdzò

[Il est là-bas par l’orge]

il est fou.

 

Ai oun plo béi pan kyé dé…

Eprouver un malin plaisir à + verbe

L’an pa oun plo béi pan kyè dé féré dé ma,

ils n’ont pas pain plus beau que de faire du mal (faire le mal les nourrit)

 

tarpa, s. f. Taupe.

tarpa, s. f. Taupe.

É tarpé ró° »dzon é pómé dé têra, les courtilières rongent les pommes de terre.

 

tarni , v. n. éternuer

tarni ,  v. n. éternuer

 

tanganįn , adv. Tout tranquillement.

tanganįn ,  adv. Tout tranquillement.

Venyïé amou. pé a vāe tanganįn,
il venait tout tranquillement par la route.

 

rekyeŗou , -ouja , adj. Recherché.

rekyeŗou ,  -ouja ,  adj.  Recherché.

L’a pa dé moundó méi rekyeŗou ky’è mwįn-né,

il n’y a pas de gens plus recherchés que les religieuses;

 

i vën chaŗé prou rekyeŗou sti an,

le vin sera recherché cette année.

 

rékyéita , s. f. Recherche, valeur, vogue.

rékyéita ,  s. f. Recherche, valeur, vogue.

 

Ha l’è pa tan dé rékyéita,

celle-là [cette maison, cette institutrice] n’est pas bien recherchée.

 

deri , s. f. Fin

deri  ,  s. f. Fin

 

iŗé ä deri dé outon,

c’était à la fin de l’automne;

 

can vën ā déŗi, quand on arrive à la fin [d’un travail, d’une saison, de la vie] :

 

l’è ā déŗi, il est à toute extrémité.

 

our.a, s.f. Envie.

our.a, s.f. Envie.

 

L’an tan ouŗa a ch’ ënméwą

ils ont tant envie de s’en mêler;

 

l’a pa tan ouŗa dé féré a fyęŗe: l’a pa on’ebręca d’ardzin,

elle n’a pas envie de faire l’importante: elle n’a pas le moindre argent.

 

fën, -na Extrême (dev. un nom); tout, tout à fait (dev. un adj.).

fën, -na Extrême (dev. un nom);  tout, tout à fait (dev. un adj.).

 

hé floo venyon pye è fën-né deriré,

ces fleurs ne viennent qu’après toutes les autres;

 

ou fën plo ina, tout au sommet.

 

deverye, v.n. renverser , bouleverser *, changer *

deverye, v.n. renverser , bouleverser *, changer *

 

Dé sèrtin j-an l’è tó deverya: fé fri dé tsatin é tsa d’evêe,

certaines années le temps est renversé: il fait froid l’été et chaud l’hiver.

 

v.n.

L’a rin fé kyé deverye dé partïe

Il n’a fait que changer de parti

 

dérótsó, s.m. ruine

dérótsó, s.m. ruine

 

Fou batemin van tote ën dérótsó,

ces bâtiments tombent complètement en ruine

 

i tsawé iré ën dérótsó, le chalet était en ruine.

 

dérótsó, s.m. précipice, pierrier

dérótsó, s.m. précipice, pierrier

 

L’a ou pacha pé ché brote dérótsó é l’a mochya ba,

il a voulu passer par ce vilain précipice et il est tombé.

 

Renverser un tas de pierres, un mur, etc.

Renverser un tas de pierres, un mur, etc.

 

T’a dérótchya a tetse dou bóou,

tu as renversé le tas de bois.

 

vwéró a t-e d’an?

vwéró a t-e d’an?

combien a-t-il d’années?  Quel âge a-t-il? *

 

avwe kyè, conj. Lorsque, quand,

avwe kyè, conj. Lorsque, quand,

 

avwe kyè l’a jou forni cho-n-aféré, l’è parti,

quand il eut fini son travail, il est parti.

 

Si; signifiant lorsque , quand *

Si; signifiant lorsque, il régit toujours l’indicatif.

 

Che balïe dé plodze, tralie derën, che fajïé byo, tralie defoura,

Si ( quand , lorsque ) il  pleuvait, il travaillait à la maison; s’il faisait beau, il travaillait à la campagne;

 

che l’aïe rechyou chon-aféré, pòrkyé ir.é t-e pa contin ?

si ( puisque * ) il avait reçu son droit, pourquoi n’était-il pas content?

 

wansye

Elancer, causer des élancements douloureux.

 

L’a cóminsya a wansye outré p’a néi é l’a pa méi aréta,

elle a commencé à causer des élancements douloureux pendant la nuit et depuis lors cela n’a plus cessé.

 

Cet emploi du v. lancer est afr. et SR.

 

peau de serpent

Tsemijé: chemise

 

Tsemijé dé charpin,

peau abandonnée par un serpent lors de sa mue.

 

On disait que pour faire passer le mal de dents, il fallait mâcher une chemise de serpent.

 

cawibró

s. m.

Equilibre.

 

I rescą dé pédre ó cawibró,

j’ai risque de perdre l’équilibre.

 

bawansye

V. n. Hésiter, être en suspens.

 

Can i you ky’i pra iŗ’a vindre, i pa bawansyą grantin déeąn ky’atsetą,

 

quand j’ai vu que ce pré était à vendre, je n’ai pas hésité longtemps avant de l’acheter.

enceinte (femme)

Enceinte, avec nuance de mépris, pour indiquer une conception illégitime.

L’a tenou w’écóouwa chela d’evêe é l’è partite outre bindaé,

elle a tenu l’école ici en hiver et elle est retournée chez elle enceinte.

 

Dans le même sens on dira aussi:
l’è partite avwéi ó pakyé,
elle s’en est allée avec le paquet

 

l’è rin itą ky’on-an chęla è l’è partite outre avouéi ó pakyé

elle n’est restée qu’une année ici, et elle est rentrée chez elle enceinte

 

Atįn ó popoun,

elle attend sa délivrance ( le bébé *), se dit d’une femme enceinte.

 

cartochye, s. f. Fig. Fille enceinte,

A-to avoui déré kyé ha iré cartochye ?

as-tu entendu dire que cette fille était enceinte?

 

ënbarachyą, -chyāe, adj. enceinte .

Par ext. le féminin signifie enceinte.
Sti l’a rèmarcą ky`įr`ënbarachyāe,

celui-ci a remarqué qu’elle était enceinte.

 

gróoucha, adj.  Enceinte.

I mār’a rlōo l’è gróoucha,

leur mère est enceinte

 

ha dou grou vįntró,

celle qui est enceinte

 

enfant illégitime

O-n-infan dou byéi gótchye,

un enfant du côté gauche, illégitime;

 

caleçon de bain

nądze, s. f.

nage

 

È cawison da nadze

le caleçon de bain.

 

ai gra : être à l’aise * , pouvoir régater *

gra

s. m. gré , bien-être *

 

l’an pa tan gra fou paijane avouéi ha mosyori,

ces petits paysans n’ont pas le dessus avec ces messieurs [intell, citadins] ;

 

o-n-a pa gra ba é ché martchyan,
on est mal servi chez ce marchand.

 

étre da gra : être satisfait / satisfaisant

gra , s. m. gré.

 

L’è da gra,

il est satisfait;

rin ky’a mëndįyę l’è pa da gra, che l’an pa a bire,
manger seulement ne satisfait pas, si on n’a pas à boire

 

ai gra : bien tomber

gra , s. m. Gré.

 

l’a pa jou gra per ënkye,

il est mal tombé ici

 

dêrye

v. a.

Dévier.

 

Fóou pa brontchye a youwa can tiron, fóou pa dêrye on’onla,
il ne faut pas dévier l’œil quand on tire, il ne faut pas broncher [la largeur d’] un ongle.

V. n.
Laisser échapper, omettre * , oublier *

 

N’ën dêrya dé deré ky’ïŗé enou troua tâa, l’ita verya pó tó ó dzò,

il nous a échappé de lui dire qu’il était arrivé trop tard, et il a été mal tourné toute la journée.

 

envoyer promener, ballader *

fótré a métsanse,

envoyer promener

 

envouéé ècòwa dé fole

«envoyer balayer des feuilles», c’est envoyer promener

 

dinche: comme çi comme ça * , ça bricole *

dinché, adv.

  • Ainsi, de cette façon.

L’è prou bon dinché,

c’est assez bon comme cela.

 

  • Couci-couci, pas plus qu’il ne faut.

Cómin vó pórta-vó ? – dinché

omment vous portez-vous? – couci-couci, pas plus qu’il ne faut, comme çi comme ça * , ça bricole *

 

«Le d initial est un préfixe intensif: inche inusité est de même formation qu’ainsi. » Pierreh. 168.

 

pa oun pi dé … : pas du tout

Fé rin kyè dzemóta, é l’a pa oun pi dé ma,

il ne fait que geindre, quand même ( même si *) il n’a aucun [pas un poil de] mal.

 

dzemóta

v. n.

Geindre, gémir

 

Dzemóté tó dzò,

il geint toute la journée.
Fé rin kyè dzemóta, é l’a pa oun pi de ma,

il ne fait que geindre, quand même ( même si *) il n’a aucun [pas un poil] mal.

 

brāmįn

adv

  • Passablement, assez, suffisamment, fortement *, bien *

L’a ouncó fé brāmįn fri sti evêe,
il a encore fait assez (bien, passablement) froid cet hiver.

sens plus fort et plus que ‘prou’
‘prou’ décrit la quantité comme suffisante par rapport à un étalon donné
‘brämin’ parle *

  • bel et bien
    Il  désigne souvent ainsi une surprise agréable
    brāmin semble par là être plus proche de son origine («bravement»).

Nó iron pa méí dé j-ami di grantin, é bin ché có° » nó j-a brāmįn ënvitą,

nous n’étions plus amis depuis longtemps, eh bien! cette fois il nous a bel et bien invités.

 

Can nó l’atinjįon pa méí, l’è brāmįn enou,

quand nous ne l’attendions plus, il est bel et bien arrivé.

 

dresye ó na

faire l’important, l’orgueilleux (le méprisant) *

 

T’a pa béjouin dé tan drésye ó na

tu n’as pas besoin de tant faire l’important.

 

adri

adv.

Comme ce doit être, à souhait, bien.

To cha ouncó pa chéé adri,

tu ne sais pas encore faucher comme il faut;

 

l’è adri dinche, c’est juste comme cela / c’est tout-à-fait ça *

Sens moral:

ór.a fé prou adri,

maintenant il se conduit bien.

 

A un haut degré, beaucoup.

 

Devant un adv.:

l’è adri próbin,

c’est très bien fait.

 

Devant un subst.

T’éi adri ona farata s’to fé a ha móda,

tu es vraiment une canaille si tu agis ainsi.

 

Composé de « à » et « droit »: de manière droite (bonne, comme il faut) * / complète *

 

Chën ‘ra l’è adri oun pêrtin,

cela c’est vraiment un «perd-temps» (passe-temps inutile *)
L’a adri byin récontra,

il est vraiment bien tombé.

 

récontra = tomber sur, avoir de la chance

 

bou

s. m.
Corps [de la chemise].

 

bou da tsemijé l’è fé, ma té fó° » ouncó métré è mąndzé, ó plastron é a tseęse,

le corps de la chemise est fait, mais il te reste à mettre les manches, le plastron et le col.

 

a cója : parce que

è nóoutró l’an pa po-chou aa ina a cója falïe aa outr’ä Tsandowën,

les nótres n’ont pu aller la-haut, parce qu’il leur fallait aller à Chandolin.

 

cója

s. f. Cause.

 

Cwi è t-e i cója dé tó chin?

qui est la cause de tout cela? Qui est le responsable * de tout cela?

 

Yó chéi pa i cója,

je ne suis pas la cause. C’est pas de ma faute *

 

fon

adj.

gras *

 

ché pra l’è grou fon,

fonce pré a un bon sous-sol.

 

néi

s. m.
Creux d’eau, petit étang dans lequel on rouit le chanvre.

 

I néi a mochōo l’è plin dé ranólon,

l’étang du curé [du pré du] est rempli d’oeufs de grenouilles.

 

épantchyę

v. a.
Défaire, éparpiller;

 

óŗa kyè l’è chéeą, épąntse è j-andįn,

maintenant que c’est fauché, éparpille les andains;
to épantséŗéi ó feméi,

tu éparpilleras le fumier.

 

Etendre au soleil ou le foin pour le séchage, ou la lessive; étendre le fumier, la terre. Répandre.

 

Épantchyę d’éivwe

uriner

 

ètįndre

v. a.

Etendre, tendre.
Ètįndre è cordé pó épantchyę a bweea,
tendre les cordes pour y mettre sécher le linge.

V. r.

Va t’ètįndre chou ó le ona vouārba,
va t’étendre sur le lit un moment.

 

mófa

s.f. Mousse.

Mófa di mountąnye,

lichen alpestre

(Cetraria is-landica Ach.).

 

countchye

v. a. Salir.

To countsé è j-älon,
tu salis tes habits.

 

Afr. conchier.

 

« les soit-disant amis »

« fou kyé che djyon é j-ami »? « é che-djyon j-ami »?

 

dou byéi

du bon côté (par rapport à la santé)

 

Té va dou byéi, to pijé mwin,

tu vas (ça te va) du bon côté, tu pèses moins

 

adéi óra rlōo va dou byéi, ma pori achebën verye,

en tout cas maintenant ils ont (ça leur va) du succès, mais cela pourrait aussi tourner.

 

byéi , s. m.

Coté

 

Dé sti byéi, de ce coté-ci,

dé ché byéi, de ce côté-là

dé w’ątre byéi, de l’autre côté

di dó° » byéi, des deux côtés

dou byéi dri (gótchye), du côté droit (gauche)

dou bon byéi,  du bon côté

dou crwéi byéi, du mauvais cot

 

Cäkyé tsóoujé a ëndin.na Devinette.

Chadé vó por kyè è dzenelé trêchon a vae d’outon? – pó pacha (var. êtrë) dé wātré byéi,

savez-vous pourquoi les poules traversent la route en automne? – pour passer (var. être) de l’autre cöté.

 

a tó byéi

de tous les côtés / de tout côté

 

iré plin dé moundó a tó byéi,

c’était plein de gens de tous les côtés

 

i bóche démé a tó byéi,

le tonneau perd l’eau de tout côté.

 

óta té d’oun byéi

mets-toi de coté

 

ortchya, äé, adj

Maltraité par le sort.

L’è tan itą ortchyą kyè pó fornį l’è jou che fótr’ën w’éivwé,

il a eu tant de malchance que pour finir il est allé se jeter à l’eau.

 

Grim. s. f. Coup, gifle. Té bąlyó on’ortchyą, je te donne un coup.

 

peou , peouja , adj.

Poilu.

Kyënta cąvwa peouja l’a ché tsate!

quelle queue poilue a ce chat!

ona proun-ma peouja, une pêche.

 

Par extens. Se dit de ce qui n’est pas bien tondu, fauché:

iré tan peou sti an ché pra, l’an jou prou crwéi chéeą,

ce pré était si «poilu» cette année, on l’a si mal fauché.

 

Fig. Se dit de qqch. de grossier.

Dé méchondzé peoujé (syn. droblįŗé), des mensonges (poilus) «pommés».

 

drobli , droblire , adj.

Double,

ona flōo droblire,

une fleur double;

 

o-n-andin drobli,

un andain double;

 

dé fi drobli (syn. rèifya),

fil double (opposé à fi sinlan, fil simple).

 

Énorme, considérable (par extension)

 

Oun catson drobli; un cochon qui a la raie bien marquée sur le dos

Son opposé est catson sinlan (l’an pa a vêche, ils n’ont pas la raie).

 

dé méchondzé droblire,

des mensonges énormes (syn. peoujé, voy. ce mot).

 

Pour désigner l’andain double, le mot dobli est aussi usité.

 

méchondze , s. f.

un mensonge.

NB: ona méchondze = ‘une’ mensonge, en patois

 

trincówa, v.a.

Traverser un torrent, un fossé en sautant.

 

Sti prin ‘na grouch’ëngonsyą é trincouwe ó tórin,

celui-ci prend son élan et saute par-dessus le torrent.

 

Certaines gens prononcent tracóą, comme à Nendaz;

Grim. tracólą.

 

 

dóta (che)

Avoir des soupçons

 

Che dótaé pa dé nó,

il n’avait pas de doute sur nous;

 

che dóté pa kyè l’è i frare a rlwi kyè l’a fé chin,

il ne pense pas que c’est son frère qui a fait cela.

 

a pôo

En face, à la portée.

Va pye iną chou a morale, wéi t’éi fran a pôo pó aa mountą chou ó mówę,

va donc sur ce mur, là tu es bien à portée pour monter sur le mulet;

nó métrin a tabla outré préi dou le, charé méi a pôo dou maadó,

nous mettrons la table près du lit, là elle sera plus à la portée du malade.

 

En face . Absol.

Ha mijon l’è pa ën dé rlwa a pôo,

cette maison n’est pas située dans un endroit bien accessible;

a Tsandowën n’avwi tsanta ó pówé di Dalon. – Vwéi, ma l’è a pôo,

à Chandolin on entend chanter le coq depuis Daillon. – Oui, mais c’est en face.

 

 

debreva: vendre

Carte

v.a. I bën kyè l’an debreva pindan rlôo vya, le bien qu’ils ont vendu pendant leur vie; l’an debreva ó bën da féna, ils ont vendu le bien de la femme.

 

debrenyósa: démêler / se séparer

Carte

v. a. Démêler, débrouiller, ën plache d’ai é pi byin debrenyósa, oun vi óra hé damé reboféi cómin i motse, au lieu qu’elles aient les cheveux bien démêlés, on voit maintenant les dames ébouriffées comme des éperviers. || V.r. Se séparer. Falïé pa che debrenyósa ba ā gara, il ne fallait pas se séparer à la gare et partir chacun de son côté. || Voy. brenyósa.

 

bochye

bochyę, v. n. Frapper des coups avec les doigts, le poing à une porte, à une paroi.

 

Cwi boche t-e a porta?

qui est-ce qui frappe à la porte?

 

N’ën avwi, bochyę contr’a pari,

nous avons entendu frapper contre la paroi.

 

Avec un complément :

L’an bochyą tré có° »,

on a frappé trois coups.

 

ch’étanpa

étanpą, v. r.

Se mettre en position pour pousser, pour résister à une poussée.

 

Fóou nó į-étanpą contra porta pó pa ó-t-achyę enį derën,

il faut nous appuyer contre la porte pour ne pas le laisser entrer.

 

étanpą, v. r.

Se maintenir, maintenir son droit.

 

Cha prou ch’étanpą,

il sait bien se défendre.

 

manca

Ch’ën mankyé oun bó w’ädzó: Il s’en faut de beaucoup

 

man’ca, man’caé: manqué / défectueux

 

man’ca: se rompre
Che w’étchyéwa venyeché a manca: si l’échelle allait se rompre / se rompait.

 

 


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